Article paru dans le Républicain Lorrain du 19-04-08
En partenariat avec le bar l' Atmosphère, l'association Amitié-Solidarité Nilvange-Ansongo-Bara a organisé le 27 Avril 2007 une collecte de préservatifs afin de les envoyer au Mali.
1200 préservatifs ont pu ainsi être récoltés. Ces préservatifs seront envoyés au dispensaire de Bara, qui se chargera de la distribution.
Une somme de 213 eur viendra ainsi alimenter les caisses de l'association grâce à l'action de généreux donateurs.
Nous remercions tous nos membres bienfaiteurs.
L'association a pour projet de financer le forage d'un puits d'eau potable pour les 2 populations nomades de Bara.
En effet, les populations nomades boivent essentiellement de l'eau stagnante (mares, flaques, marigots...) afin de subvenir à leur survie. Ces eaux stagnantes sont un facteur de contamination de maladies infectieuses dont une des plus terribles est le ver de Guinée ou Dracunculose.
Afin de stopper ce fléau, l'association Solidarité Nilvange Ansongo Bara a décidé de se lancer dans un projet de financement d'un puits d'eau potable.
Voici la description de cette maladie :


Le ver parasite responsable de cette maladie est appelé Dracunculus medinensis. Il est présent dans des crustacés microscopiques, les cyclopes, vivant dans l’eau stagnante. Ce parasite est le plus gros qui puisse se loger dans les tissus humains, il peut mesurer jusqu'à un mètre de long et 2 mm de diamètre.
L’ingestion d’eau non filtrée peut entraîner l’ingestion de ce parasite.
Environ un an après l’ingestion, le parasite se déplace à l’intérieur du corps avant de sortir, le plus souvent au niveau du pied ou par le bas des jambes. Il provoque alors la formation d'un œdème extrêmement douloureux, puis d'une cloque et d'une ulcération. La perforation de la peau s'accompagne de fièvre, de nausées et de vomissements. La maladie peut souvent durer des mois. La surinfection qui peut se former après la sortie du parasite peut immobiliser le malade jusqu'à un an. Des complications peuvent survenir comme le tétanos.
Pour se soulager, le malade rejoindra un point d’eau pour y immerger son pied douloureux. L’eau fraîche en même temps qu’elle apaise la douleur provoque la contraction du ver femelle qui entraîne l’expulsion de centaine de milliers d’embryons qui vont être ingérés par un minuscule crustacé, le cyclope. C’est ce crustacé infecté à son tour qui perpétue le cycle de contamination du point d’eau qui est souvent le seul dont dispose toute la communauté. La dracunculose réapparaît chaque année dans les villages touchés au cours de la saison des cultures et il n’existe ni remède, ni vaccin pour traiter cette maladie.
Il existe des médicaments qui peuvent traiter le malade comme le Thiabendazole (Mintezol®, le Métronidazole (Flagyl®) le Mébendazole (Vermox®). Une prévention est facile à mettre en place : il suffit de filtrer l’eau (à travers un linge), ou de la faire bouillir, avant de la boire. Il est également possible de construire des puits profonds.
La lutte contre les parasites à l’aide d’insecticides atténués, a déjà permis d'éliminer la dracunculose dans de nombreux pays. Malheureusement le manque d'engagement financier et politique contre cette maladie risque de la faire ressurgir.
Une politique mondiale d’éradication de la maladie est en cours avec des résultats importants.
Les campagnes d’éradication qui ont fait la preuve de leur efficacité, cherchent d’abord à dépister rapidement les personnes atteintes pour leur faire comprendre les dangers qu’elles font courir à leur communauté si elles plongent les jambes dans les marigots ou rivières. Dans certains pays comme l’Ethiopie ou l’Ouganda, on a instauré une prime pour les malades qui se rendent dans les « maisons du ver de Guinée » afin de se faire soigner rapidement. Le traitement consistant pour l’essentiel à éviter une surinfection au point de sortie et à extraire le ver. Le soulagement de la douleur apporté par les agents de santé, empêche les malades de tremper leurs lésions dans les marigots et interrompt ainsi le cycle de la transmission.
En janvier 2005, le président malien Amadou Toumani Touré a exprimé sa déception des résultats de son pays dans la lutte pour l’éradication du ver de Guinée. Le Mali a connu un taux de réduction de 58 % des cas, le Togo de 63 %, le Nigeria de 66 % et le Burkina Faso de 73 %. Le Sénégal est le premier pays africain à avoir éradiqué cette maladie selon l'Organisation mondiale de la santé.
La dracunculose est une maladie présente en Afrique intertropicale. Plus de la moitié des cas sont enregistrés au Soudan mais le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, l’Ethiopie, le Ghana, le Mali, le Niger, le Nigeria, et le Togo sont également touchés.
Les conflits armés au Soudan rendent très difficiles les interventions contre le parasite.
Marie, Laurence, Michel, Frédéric, Sylvain et Stéphanie ont financé par leurs fonds personnels un voyage au Mali du 21 au 28 janvier 2007.
Le but de ce voyage était de rendre visite aux populations de Bara et d' Ansongo, de leur rapporter 60 kg de matériel scolaire, de faire un état des lieux de leurs besoins et d' effectuer une distribution de riz aux plus démunis.
Pour cela, les membres de l'association ont effectué un séjour de 3 jours à Bara et un autre de 3 jours à Ansongo avant de rentrer le coeur gros de quitter les habitants chaleureusx d'Ansongo et Bara.